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Aimez-vous les mots ?

AIMEZ-VOUS LES MOTS ? Et en particulier CERTAINS MOTS ? …

Je pense à JACQUELINE DE ROMILLY de l’Académie française, qui avait écrit « DANS LE JARDIN DES MOTS » … Une très grande dame !

Dans ce seul titre, elle a glissé, pour moi, tant de tendresse … MOTS, JARDIN … JARDIN, MOTS … Un peu les madeleines de Proust ….

Je m’explique : « Avez-vous remarqué la formidable remontée de l’activité de jardinage (Jean Marie Pelt) ? Il se dit confiant : la vie a plus d’un tour dans son sac. C’est un fait culturel très important, il existe même des jardins thérapeutiques dans certains hôpitaux psychiatriques. Le besoin de nature est si grand pour l’homme qu’un jardin peut l’aider à se soigner. Et la manière dont les enfants sont spontanément attirés par la nature, montre que c’est inscrit dans leurs gènes. ».

L’existence des plantes et celle des hommes sont deux aspects d’une seule et même chose : LA VIE !

Finie la conquête, une nouvelle ère peut s’ouvrir, respectueuse de la Terre et de la Vie qu’elle a engendré. La technologie pourrait permettre aux hommes de vivre AVEC leur environnement et non plus CONTRE lui, si nous le voulons.

Avez-vous entendu parler de « TERRE DE MONACO » ? C’est une idée fantastique ! Leur mission est d’instituer l’agriculture urbaine, en particulier des potagers écologiques de fruits et légumes, sur les toits, les balcons, et alentours des bâtiments de la Principauté de Monaco et communes limitrophes.

Ce projet est innovant et valorise les espaces plats par la création hors sol de fruits et légumes qui respectent les valeurs de la culture bio.

TERRE DE MONACO propose de concevoir, d’aménager et d’entretenir votre propre potager. C’est un geste durable fort, qui limite le transport des aliments, l’emballage des produits et qui surtout, fait la promotion du bon goût et d’un art de vivre sain.

En général, je viens vous parler de santé, ce matin je vous offre une très belle phrase : MON CORPS EST UN JARDIN, LA VOLONTE SON JARDINIER (Shakespeare) …. J’aime tant le jardin et les souvenirs de mes jardins, que je suis incapable de dépasser cette phrase sans m’arrêter ….

N’avez-vous jamais jardiné ? Quel bonheur, quelle école ! Et comparer le corps à un jardin image parfaitement les efforts, la patience surtout, et la persévérance à déployer. Le jardinier, chef d’orchestre tout comme notre propre volonté pour entretenir notre corps. A MEDITER SOUVENT !

Je voudrais ricocher encore sur la lecture récente d’un charmant petit livre, format poche, de Léo Babauta  L’ART D’ALLER A L’ESSENTIEL » qui pour ma part fait écho au jardinage … ou à notre manière de vivre. Je vous lis les sous-titres du dos de couverture : « Le pouvoir d’une vie simplifiée : se fixer moins d’objectifs, progresser, changer ses habitudes pour une vie plus épanouissante ».

L’objet du livre ? En réalité c’est un guide pratique expliquant comment simplifier sa vie pour se polariser sur l’essentiel, comment en faire moins, mais mieux, comment se concentrer ; il est question de se limiter plutôt que de s’en rajouter.

J’ai dégusté ce petit livre avec bonheur. N’oubliez pas de le rajouter à votre bibliothèque. Il vous sera plus précieux qu’un dictionnaire ….

Un jardin sans arrosage …

UN JARDIN SANS ARROSAGE : Cette extravagante apparence, fut un des passages les plus prenants de ma vie : j’ai eu la chance de rencontrer JEAN et IDA PAIN dans les années 1970, lorsque Jean s’intéressait avec passion, à cultiver et à prouver les résultats de ses recherches sur la culture sans arrosage, dans les environs de TOURTOUR, au sud de la France.

UN AUTRE JARDIN fut le titre du livre écrit par IDA PAIN, préfacé par HENRI STEHLE ex-directeur de L’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique).

Quelques brefs passages : Une seule chose sera générale, polyvalente, indispensable : donner à la terre ou lui rendre L’HUMUS sous quelque forme que ce soit.

« Je n’ai pas trouvé plus éloquent comme titre, qu’un AUTRE JARDIN », dit-elle … cultiver le sol et les plantes quels qu’ils soient, en refusant de leur administrer tous traitements, préventifs ou curatifs, considérant qu’un sol ou une plante traités ne seront plus aptes à produire une descendance robuste.

Une plante vient-elle à être malade, expliquait Jean Pain, soit par carence ou attaque de champignons, seul responsable : l’agriculteur, qui devra s’efforcer de trouver la nourriture du sol parfaitement équilibrée de façon à ce que cela ne puisse se renouveler.

Une seule chose sera générale, polyvalente, indispensable, lui donner ou lui rendre l’HUMUS, sous quelque forme que ce soit.

D’autre part, Jean Pain avait le souci d’entretenir la forêt pour la préserver du feu toujours plus grand destructeur, parfois meurtrier, en la débroussaillant judicieusement, ceci étant la radicale et unique solution au problème des incendies de forêt.

Pour la première fois, par le truchement du compostage des broussailles, on peut envisager par la rentabilité de la fumure organique ainsi obtenue, mettre les forêts du bassin méditerranéen français hors du feu de Menton à Biarritz sans bourse déliée et du même coup fertiliser et restructurer les terres pauvres ou affaiblies, et dépourvues d’HUMUS.

Chacun y trouverait son compte. De plus, l’emploi du compost de broussailles permettra dans le cadre de reboisement une reprise et une croissance accélérée de toute plantation d’arbres forestiers.

IDA PAIN écrivait ces lignes il y a plus de 40 ANS !!!!

Pourquoi n’avançons-nous pas mieux dans cette façon de penser COMPOSTAGE, SAUVETAGE DES FORETS, REPLANTATIONS … ?

Le MOT « jardin » nous a menés jusqu’aux forêts méditerranéennes … et toutes ces réflexions restent très pertinentes encore à ce jour …. Même au niveau de votre potager, compostez, compostez tout, depuis les déchets de la cuisine jusqu’aux broussailles sous vos arbres, vous serez étonnés de vos bons résultats.

Plantation simple à réaliser : Vous mouillez correctement l’emplacement de votre plan de tomates, que vous recouvrirez abondamment de compost mur. Puis par-dessus, posez une bonne couche de paillis (plantes séchées en évitant les graines – n’hésitez pas 15 à 20 cm). Ensuite … c’est fini et c’est tout, attendez de cueillir !

Mais n’oubliez pas ce vieil adage : Si vous voulez être HEUREUX, devenez JARDINIER !

Colette

Colette Muller

Colette Muller – Auteure du livre J’ai trébuché sur le Cancer, Aska Éditions

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